Présentation de la région Languedoc Roussillon
Région administrative du sud de la France, sur la façade méditerranéenne, le Languedoc Roussillon est composé de cinq départements : l'Aude, le Gard, l'Hérault, la Lozère et les Pyrénées Orientales. Il correspond en partie aux anciennes provinces du Roussillon et du Languedoc. Son chef lieu de région est Montpellier.
Le climat, de type méditerranéen, est caractérisé par un ensoleillement exceptionnel. Cependant, des vents violents (Mistral, Tramontane) provoquent parfois de brusques variations climatiques. L'été est chaud et sec, les pluies se produisent aux demi-saisons et sont brèves et drues.
La Superficie de la région Languedoc Roussillon est de 27 376 km², soit 5% du territoire national (huitième region française en terme de surface).
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Superficie (km²) |
Population |
Densité (h/km²) |
Préfecture |
| Aude |
6 139 |
309 770 |
50 |
Carcassonne |
| Gard |
5 853 |
623 125 |
106 |
Nîmes |
| Hérault |
6 101 |
896 441 |
147 |
Montpellier |
| Lozère |
5 167 |
73 509 |
14 |
Mende |
| Pyrénées Orientales |
4 116 |
392 803 |
93 |
Perpignan |
| Languedoc Roussillon |
27 376 |
2 295 648 |
83 |
- |
France métropolitaine |
543 965 |
58 518 748 |
108 |
- |
| Source INSEE, recensement 1999. |
La plus forte croissance démographique en France
Alors que le nombre d'habitants dans la région Languedoc Roussillon avait tendance à diminuer dans la première moitié du XXe siècle, l'arrivée des rapatriés d'Afrique du Nord dans les années 60 (140 000 personnes), puis le développement des activités tertiaires ont été à l'origine d'une importante reprise.
Celle-ci a été confortée par une immigration de jeunes actifs venus d'autres régions. Ainsi, la croissance durant la période 1946-1990 a été de 47,5% contre 39,5% dans l'ensemble de la France. Ce sont les départements littoraux qui ont le plus progressé, tandis que l'intérieur des terres ne cesse de se vider (1968-1990 : Hérault : + 30,5%, Lozère : - 4,5%).
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Population 1999 (dernier recensement) |
Taux de variation annuel 1990-1999 (en %) |
| Aude |
309 770 |
0,40 |
| Gard |
623 125 |
0,70 |
| Hérault |
896 441 |
1,35 |
| Lozère |
73 509 |
0,10 |
| PO |
392 803 |
0,86 |
| LR |
2 295 648 |
0,91 |
| France métropolitaine |
58 718 548 |
0,37 |
| Source INSEE |
Au dernier recensement (1999), la population du Languedoc Roussillon est de 2 295 648 habitants. Le taux de variation de croissance annuelle a fléchit légèrement par rapport à la période précédente (1982-1990) mais, c'est encore la région française qui gagne le plus d'habitants. La croissance démographique du Languedoc Roussillon est essentiellement due aux migrations intérieures. Le solde naturel y participe très peu (+0,1%).
Surpeuplement du littoral ?
L'Hérault est le département qui bénéficie le plus de la croissance démographique
(taux de 1,3% ; 40% de l'ensemble de la population du Languedoc Roussillon).
D'ici 2015, les prévisions sont de 34% d'augmentation avec un risque de surpeuplement du littoral.
De même, la ville de Montpellier pourrait gagner 150 000 habitants.
Cet afflux pose le problème de la gestion de la solidarité :
le département de l'Hérault a le plus fort taux de bénéficiaires du RMI en France métropolitaine.
Le département des Pyrénées Orientales occupe la 2e place pour la répartition des fruits de la croissance démographique.
Par contre, pour les départements de l'Aude et du Gard, la croissance démographique se ralentie (respectivement : 0,4% et 0,7% contre 0,8% et 1,2% de 1982 à 1990).
En Lozère, la situation démographique s'est stabilisée.
La démographie des villes moyennes.
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Population recensée en 1999 (Nb habitants) |
Croissance réelle 1990-1999 (Nb habitants) |
Evolution en moyenne annuelle 1990-1999 (%) |
| Narbonne |
46 100 |
+ 660 |
+ 0,2 |
| Lunel |
22 350 |
+ 3 950 |
+ 2,2 |
| Frontignan |
19 150 |
+ 2 900 |
+ 1,8 |
| Sète |
39 500 |
- 2 000 |
- 0,5 |
| Carcassonne |
43 950 |
+ 500 |
+ 0,1 |
| Agde |
19 980 |
+ 2 400 |
+ 1,4 |
| Mende |
11 800 |
+ 500 |
+ 0,5 |
| Alès |
39 340 |
- 1 700 |
- 0,5 |
| Béziers |
69 150 |
- 1 800 |
- 0,3 |
| Source INSEE |
Les villes moyennes (moins de 100 000 habitants) proches de la mer (Frontignan, Lunel, Agde) semblent être privilégiées
par un apport conséquent dû à un solde migratoire positif.
Sète constitue une exception en perdant de la population au profit de ses villes périphériques (Frontignan).
Dans l'Aude, Narbonne continue d'attirer du monde.
A l'intérieur des terres, les villes de Carcassonne et de Mende ont une croissance relativement importante.
Mais, cette progression s'explique surtout par un solde naturel positif.
Les "parents pauvres" de cette croissance sont Sète, Alès et Béziers.
Le solde naturel et le solde migratoire de ces villes sont proches de zéro.
La baisse de la population est cependant moins rapide que pour la période précédente (1982-1990).