Défaillances d'entreprises : l'Occitanie résiste mieux en fin d'année, mais reste sous tension

Après une décennie marquée par le choc Covid puis un rattrapage brutal, la France tutoie un nouveau record : près de 70 000 défaillances d’entreprises en 2025, contre environ 52 000 en moyenne sur dix ans. La hausse ralentit toutefois nettement (+3,1 % sur un an, contre +38 % en 2023). Le 4e trimestre confirme cette décélération nationale (+1,7 %).

L’Occitanie s’inscrit dans cette phase d’atterrissage, avec une quasi-stabilité en fin d’année : +0,4 % de défaillances au T4, quand la France est encore à +1,7 %. Sur l’ensemble de 2025, la région enregistre cependant +3,6 %, à un niveau inédit depuis 2013 (plus de 6 000 redressements et liquidations judiciaires). Autrement dit, la dynamique se calme, mais sur un niveau historiquement élevé.

Profil des entreprises touchées (tendance nationale) :

  • Les très petites structures (<3 salariés) concentrent plus de 50 000 procédures et progressent encore (+3,9 %). En Occitanie, les entreprises de moins de 10 salariés représentent 93% des défaillances et progresent de +4.1%

  • À l’autre extrémité, les entreprises de 100 salariés et plus voient leurs défaillances bondir de +18,6 %, avec un fort enjeu sur l’emploi. En Occitanie, les defaillances d'entreprises de + de 50  salariés ont augmenté de près de 14%

  • Les entreprises de plus de 15 ans sont particulièrement fragilisées (+8,8 %).
    Côté procédures, les liquidations directes restent majoritaires (67 %), mais reculent légèrement en fin d’année, signe de tentatives de redressement plus fréquentes. ...

Défaillances d'entreprises : l'Occitanie résiste mieux en fin d'année, mais reste sous tension

Forces et faiblesses régionales
Point positif : l’Occitanie fait partie des régions qui stabilisent la situation au T4, contrairement aux Pays de la Loire (+22 %) ou à la Corse (+26 %). Elle ne bénéficie toutefois pas d’un recul net comme la Normandie (–12,1 %) ou PACA (–2,8 %).

Sur le plan sectoriel, les signaux favorables observés au niveau national dans la construction (–8 % au T4) peuvent soutenir le tissu régional. À l’inverse, la montée des difficultés dans l’agriculture, le sanitaire & social ou certains services aux entreprises constitue un risque pour une économie occitane fortement ancrée dans ces activités.

En résumé : l’Occitanie amortit le choc en fin d’année, mais évolue toujours en zone de forte sinistralité, dans une économie qui cherche encore son point d’équilibre.