Apprentissage : nette baisse des entrées en 2025 et fin du soutien exceptionnel depuis le 1er janvier

L’apprentissage aborde l’année 2026 dans un contexte moins favorable qu’au cours des exercices précédents. Après plusieurs années de forte progression, le dispositif marque un net ralentissement en 2025, confirmé par les dernières données disponibles, tandis que les employeurs doivent désormais composer avec la fin de l’aide exceptionnelle à l’embauche, effective depuis le 1?? janvier 2026.

Une aide exceptionnelle désormais close

Jusqu’au 31 décembre 2025, les entreprises recrutant un apprenti pouvaient bénéficier d’une aide exceptionnelle de l’État, versée au titre de la première année de contrat. Ce soutien financier, mis en place pour renforcer l’attractivité de l’alternance, concernait l’ensemble des entreprises, sous conditions, et s’élevait jusqu’à 5 000 euros pour les PME et 2 000 euros pour les structures de 250 salariés et plus.

Depuis le 1er janvier 2026, ce dispositif n’est plus en vigueur. Le ministère du Travail confirme que l’aide exceptionnelle ne s’applique plus aux nouveaux contrats signés cette année. Les aides pérennes à l’apprentissage subsistent, mais elles sont désormais plus ciblées, notamment en fonction de la taille de l’entreprise ou du niveau de diplôme préparé. Pour de nombreux employeurs, en particulier dans les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre, cette évolution marque un resserrement significatif des conditions de soutien public.

Un recul confirmé des entrées en apprentissage en 2025

Parallèlement à ce changement de cadre financier, les données statistiques publiées par le ministère du Travail montrent une baisse des entrées en contrat d’apprentissage sur l’année 2025, avec un recul déjà perceptible à l’automne. En octobre 2025, le nombre de nouveaux contrats signés est en diminution -7,8% par rapport à la même période de l’année précédente, confirmant une tendance observée sur plusieurs mois. ...

Apprentissage : nette baisse des entrées en 2025 et fin du soutien exceptionnel depuis le 1er janvier

Cette inflexion intervient après une période de croissance soutenue de l’apprentissage, largement portée par les incitations financières mises en place depuis la crise sanitaire. Elle concerne aussi bien le secteur privé que le secteur public, selon les données issues du tableau de bord des politiques de l’emploi.

Un tournant pour le modèle de l’apprentissage

La combinaison de la baisse des entrées en 2025 et de la fin de l’aide exceptionnelle au 1?? janvier 2026 alimente les interrogations sur la capacité du dispositif à maintenir son niveau de recrutement sans soutien massif de l’État. Pour les acteurs de la formation et de l’emploi, l’année 2026 pourrait constituer un test grandeur nature de la solidité du modèle de l’apprentissage, désormais engagé dans une phase de rationalisation budgétaire.