IA générative : les embauches de jeunes en CDI reculent dans les métiers les plus exposés
Depuis fin 2022, les moins de 30 ans sont moins recrutés en CDI dans les métiers où l’IA générative peut réaliser ou assister une large part des tâches. C’est le constat d’une étude de la Banque de France publiée le 8 octobre, qui invite toutefois à la prudence sur les causes.
Un écart d’une vingtaine de points
Les économistes de la Banque de France ont analysé les mouvements de main-d’œuvre en CDI entre janvier 2019 et mars 2026, à partir des déclarations administratives exhaustives des entreprises. Ils ont classé les métiers selon leur degré d’exposition à l’IA générative.
Chez les 21-29 ans, les embauches en CDI dans les métiers les plus exposés se situent en mars 2026 environ 28 % sous leur niveau de novembre 2022, date du lancement de ChatGPT. Dans les métiers les moins exposés, la baisse est d’environ 8 %. L’écart diminue chez les 30-49 ans et devient presque nul après 50 ans.
Les fins de contrat reculent aussi chez les jeunes : -23 % dans les métiers les plus exposés, contre -6 % dans les moins exposés. Le marché du travail « tourne » donc moins. Les entreprises qui déclarent un usage intensif de l’IA ne réduisent pas leurs effectifs totaux. En revanche, elles recrutent moins de jeunes et remplacent moins les départs.
Les métiers les plus concernés
Les métiers les plus exposés relèvent surtout du tertiaire administratif et financier : employés de comptabilité, techniciens financiers, agents administratifs, secrétaires et secrétaires de direction. Viennent ensuite les employés de banque et d’assurance, les cadres administratifs, les ingénieurs informatiques et les agents d’accueil. ...