OSMOS X s'installe à Toulouse : une dizaine de postes à pourvoir dans le spatial

La start-up française OSMOS X vient d'ouvrir un site à Toulouse pour développer un véhicule orbital à propulsion électrique. À la clé : une dizaine de recrutements qualifiés d'ici fin 2026, dans un secteur spatial régional qui confirme son attractivité.

Fondée en 2022 à Bruz, près de Rennes, OSMOS X développe Thorus, un véhicule de transfert orbital multi-missions. Concrètement, il s'agit d'un engin capable d'intervenir dans l'espace une fois qu'un satellite a été mis en orbite par un lanceur : repositionnement, montée en orbite haute, prolongation de durée de vie, désorbitation de débris ou encore inspection et surveillance en orbite. Sa propulsion repose sur un système plasma haute performance — une technologie qui permet de confiner un gaz ionisé et de le propulser pour générer de la poussée, avec une efficacité bien supérieure aux moteurs chimiques classiques.

Toulouse, capitale européenne du spatial, comme point d'ancrage

Le choix de Toulouse ne relève pas du hasard. La ville concentre un écosystème industriel et académique rare en Europe dans le domaine spatial : grands groupes, PME spécialisées, centres de recherche, agences institutionnelles. C'est précisément ce tissu de partenaires potentiels qui a motivé l'implantation d'OSMOS X au Village by CA Toulouse 31, un espace dédié à l'accompagnement de startups innovantes déjà bien ancré dans le secteur spatial toulousain.

Cette installation a été facilitée par les agences AD'OCC et Toulouse Team Invest, qui ont accompagné la start-up depuis sa première rencontre avec l'écosystème régional, lors du salon Space Tech Expo Europe à Brême en 2025, jusqu'à l'identification de son lieu d'implantation.

Des recrutements concrets dans des métiers d'avenir

C'est l'angle le plus direct pour les lecteurs d'Emploi LR : OSMOS X prévoit de constituer une équipe d'une dizaine de collaborateurs à Toulouse d'ici la fin de l'année 2026. Les profils recherchés se concentrent sur trois domaines : ...

OSMOS X s'installe à Toulouse : une dizaine de postes à pourvoir dans le spatial

  • Ingénierie systèmes : conception et intégration des sous-systèmes du véhicule orbital
  • Propulsion : développement et qualification du moteur plasma
  • Opérations orbitales : préparation et conduite des missions en orbite

Ces métiers s'adressent à des profils hautement qualifiés, généralement issus de formations d'ingénieurs spécialisées en aérospatial, mécanique des fluides, électronique embarquée ou physique des plasmas. Des cursus que l'on retrouve notamment à l'ISAE-SUPAERO, à l'ENAC ou encore à l'Université Paul Sabatier, toutes présentes à Toulouse.

Un calendrier ambitieux, des perspectives à long terme

OSMOS X ne s'arrête pas à cette première phase de recrutement. La société vise un premier vol de démonstration de Thorus dès 2027, avant de proposer ses premiers services commerciaux à l'horizon 2030. Entre 2030 et 2040, c'est une vingtaine de véhicules que l'entreprise prévoit de déployer. Une trajectoire de croissance qui laisse entrevoir de nouveaux besoins en recrutement dans les années à venir.

L'entreprise bénéficie du soutien de Bpifrance, de l'Agence spatiale européenne (via l'ESA BIC) et de la Commission européenne, notamment dans le cadre du Fonds européen de défense. Une assise financière solide, complétée par une levée de fonds de 5 millions d'euros récemment bouclée.

Pour les candidats intéressés, les offres d'emploi sont à suivre directement sur le site et les réseaux professionnels d'OSMOS X.