Bilan de compétences et CPF : les organisations du secteur tirent la sonnette d'alarme

Alors que le gouvernement a confirmé le maintien du bilan de compétences dans le périmètre du Compte personnel de formation (CPF), les modalités de son financement restent en suspens. Un futur décret doit en effet fixer un plafond de prise en charge, dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques.

Face à cette perspective, plusieurs organisations représentatives du secteur – Les Acteurs de la Compétence, le Synofdes, la FFPABC et la Fédération nationale des CIBC – alertent sur les risques économiques et sociaux d’un plafonnement décidé sans concertation. Selon elles, un plafond trop bas fragiliserait les structures réalisant les bilans, au détriment de la qualité des accompagnements proposés aux bénéficiaires.

Les organisations rappellent que le bilan de compétences repose sur un accompagnement individualisé, mobilisant du temps, de l’expertise et des méthodes éprouvées. Un encadrement financier trop contraignant pourrait, à terme, réduire l’impact des bilans, limiter l’accessibilité de ce droit et créer des inégalités entre les publics.

Tout en se félicitant du maintien du dispositif dans le CPF, elles insistent sur le fait que les conditions concrètes de financement seront déterminantes pour garantir l’équilibre et la soutenabilité du système. Elles demandent que le plafond de prise en charge soit fixé à 1 900 euros, un montant qu’elles jugent compatible avec la réalité économique des prestations et le maintien d’un accompagnement de qualité. Elles appellent également les pouvoirs publics à ouvrir rapidement une phase de négociation avec les représentants du secteur, afin de concilier maîtrise des finances publiques, qualité de l’accompagnement et égalité d’accès. ...

Bilan de compétences et CPF : les organisations du secteur tirent la sonnette d'alarme

Le communiqué s’appuie par ailleurs sur les résultats d’une enquête Harris Interactive publiée en juillet 2025, qui met en lumière l’utilité sociale du bilan de compétences. Selon cette étude, 90 % des bénéficiaires estiment qu’il est important d’en réaliser au cours de sa carrière, dont 28 % le jugent indispensable. Les motivations principales sont la réorientation professionnelle (45 %) et le besoin de faire le point sur son parcours (35 %).

Les résultats témoignent également d’un haut niveau de satisfaction : 89 % des bénéficiaires se déclarent satisfaits de leur bilan, 97 % saluent la qualité des conseillers et 93 % la personnalisation de l’accompagnement. Plus d’un bénéficiaire sur deux estime que cette démarche a amélioré sa situation professionnelle, et 64 % des actifs interrogés se disent aujourd’hui satisfaits de leur situation professionnelle.

Le communiqué conjoint des organisations