Hausse automatique du SMIC de +2,4 % au 1er juin 2026

Le Smic va connaître une nouvelle revalorisation automatique au 1er juin 2026. Annoncée par le ministre du Travail, cette hausse sera de + 2,41 %, sous l’effet de l’inflation observée ces derniers mois.

Concrètement, le Smic horaire brut passerait d’environ 12,02 € à 12,31 € de l’heure. Pour un salarié à temps plein sur une base de 35 heures hebdomadaires, le salaire mensuel brut atteindra près de 1 867 € contre 1 823 € actuellement, soit un gain d’environ 44 € brut par mois ou environ 34€ net

Cette revalorisation ne résulte pas d’un « coup de pouce » gouvernemental mais du mécanisme légal d’indexation du Smic sur l’évolution des prix à la consommation. En France, une hausse automatique intervient dès lors que l’inflation constatée pour les ménages les plus modestes dépasse 2 %.

Une hausse qui concerne aussi les alternants

L’augmentation du Smic aura également des conséquences directes sur les rémunérations des alternants, notamment les apprentis dont les salaires sont calculés en pourcentage du Smic selon l’âge et l’année de formation.

À partir du 1er juin, plusieurs niveaux de rémunération devraient donc évoluer automatiquement. Par exemple, un apprenti âgé de 21 à 25 ans en deuxième année, rémunéré à 61 % du Smic, verrait son salaire brut mensuel passer d’environ 1 112 € à près de 1 139 €, soit un gain mensuel d’environ 27 € brut. ...

Hausse automatique du SMIC de +2,4 % au 1er juin 2026

Pour les alternants de 18 à 20 ans en première année, la rémunération minimale approcherait désormais les 803 € brut mensuels. Les apprentis de moins de 18 ans en première année resteraient autour de 500 € brut par mois.

Cette hausse concerne aussi certains contrats de professionnalisation lorsque la rémunération est indexée sur le Smic. Les entreprises devront donc adapter leurs bulletins de paie dès le mois de juin.

Avec cette nouvelle augmentation, le Smic aura connu deux revalorisations en moins de six mois après celle du 1er janvier 2026. Une évolution qui reflète le retour des tensions inflationnistes mais qui permet également de soutenir le pouvoir d’achat des salariés les plus modestes et des jeunes en alternance.