CPF à 350 € : la bureaucratie contre la formation
Porter à 350 € le reste à charge du CPF est une hérésie.
Après 100 € en 2024 et 150 € en 2026, voici un barème à étages : formations « prioritaires » ou non, cofinancées ou non, questionnaire de « pertinence » à remplir avant validation.
Chaque étage ajoute un texte, un contrôle, un organe de validation, tous financés par les fonds de la formation qu'ils sont censés protéger.
Le CPF a réussi parce qu'il était simple.
Les dérives des débuts ont été combattues.
Elles ne justifient pas de faire payer aux salariés, et d'abord aux plus modestes, le prix d'un objectif purement budgétaire : 300 à 350 millions d'euros d'économies.
Chaque hausse précédente a éloigné ceux qui en avaient le plus besoin.
Soyons honnêtes : si l'objectif est de moins financer la formation, qu'on le dise, et qu'on réaffecte clairement ces moyens aux demandeurs d'emploi, aux salariés et aux reconversions.
Mais qu'on arrête d'empiler les usines à gaz qui dépensent en administration ce qu'elles refusent aux formations.
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